Perdre son chien, ce n’est pas seulement perdre un animal. Pour beaucoup de personnes, c’est perdre un compagnon qui faisait partie des habitudes, de la maison et des moments les plus simples de la vie.

Et après la disparition vient parfois une émotion particulièrement difficile : la culpabilité.

« Est-ce que j’aurais pu faire davantage ? »
« Ai-je pris la bonne décision ? »
« Est-ce que j’ai attendu trop longtemps ? »
« Est-ce que j’aurais dû voir quelque chose plus tôt ? »
« Et si j’avais choisi autrement ? »

Ces questions peuvent revenir encore et encore, surtout lorsque les dernières semaines ou les derniers jours ont été difficiles.

Quand on refait toute l’histoire dans sa tête

Après la perte d’un chien, notre esprit cherche souvent une explication. Il revient sur les événements et imagine d’autres possibilités.

On pense au dernier repas, à la dernière promenade, au dernier rendez-vous chez le vétérinaire, au dernier regard.

On se demande ce qu’on aurait pu changer.

Mais il faut se rappeler une chose : vous prenez aujourd’hui vos décisions avec les informations que vous avez aujourd’hui, alors que vous avez pris vos décisions à l’époque avec les informations que vous aviez à ce moment-là.

Vous avez probablement fait ce que vous pensiez être le mieux pour lui.

« J’aurais dû faire plus »

Cette phrase revient souvent chez les personnes qui viennent de perdre leur chien.

Pourtant, aimer quelqu’un ne signifie pas être capable de tout empêcher.

On peut donner les meilleurs soins possibles et malgré tout ne pas pouvoir contrôler la vieillesse, la maladie ou le temps qui passe.

Votre chien n’a probablement pas compté les choses que vous n’avez pas pu faire.

Il a connu votre présence.
Votre voix.
Vos caresses.
Vos promenades.
Votre attention.
Votre amour.

Sa vie ne se résume pas à ses derniers jours.

La culpabilité après une décision difficile

Certaines personnes ressentent une culpabilité particulièrement forte lorsqu’elles ont dû prendre une décision difficile concernant la fin de vie de leur chien.

Elles se demandent longtemps :
« Était-ce le bon moment ? »

Il est normal que cette question soit douloureuse.

Mais prendre une décision difficile dans le but d’éviter une souffrance inutile n’est pas la même chose que cesser d’aimer.

Parfois, aimer son chien signifie aussi accepter une décision que l’on aurait préféré ne jamais avoir à prendre.

Et si vous n’aviez pas fait assez ?

Essayez de regarder toute son histoire, et pas uniquement sa dernière journée.

Votre chien n’a pas vécu seulement son dernier jour.

Il a vécu des centaines ou des milliers de jours à vos côtés.

Il y a eu les réveils, les promenades, les repas, les vacances, les moments de jeu, les journées ordinaires où sa simple présence rendait la maison différente.

C’est cette histoire entière qui compte.

Vous avez le droit de vous pardonner

La culpabilité peut donner l’impression qu’il faut continuer à souffrir pour prouver que l’on aimait son chien.

Mais vous n’avez pas besoin de vous punir pour l’avoir aimé.

Vous avez le droit de pleurer.
Vous avez le droit de lui manquer.
Vous avez le droit de garder ses affaires.
Vous avez le droit de parler encore de lui.

Et vous avez aussi le droit de recommencer à sourire.

Cela ne signifie pas que vous l’oubliez.

Cela signifie simplement que l’amour que vous lui portiez peut progressivement devenir un souvenir qui fait moins mal.

Une phrase à garder près de soi

« Je ne pouvais pas tout contrôler. Je ne pouvais pas tout prévoir. Mais j’ai aimé mon chien avec les moyens, les connaissances et les forces que j’avais. Et cet amour a compté. »

Votre chien n’avait pas besoin d’un humain parfait.

Il avait besoin de vous. 🐾❤️